" LES GAULIER en GOGUETTE "

Grâce à Grégoire et avec lui partager notre bonheur de vivre avec un enfant porteur de la trisomie 21

   août 21

jeudi 19 aout

C’est l’arrivée !

Attendue, c’est vrai, même si ce n’était pas le seul but de l’expédition, l’aventure et la rencontre étant à chaque coin de chemin ou de trottoir.

A 10h00, comme prévu, une journaliste du magazine Famille Chrétienne vient nous interviewer. Son article paraîtra seulement sur le site.

C’est la plus petite étape, car nous logeons près de Notre Dame. Après quelques minutes de pédalage, nous arrivons donc au lieu de RdV : 12h00 à Notre Dame ! Nous attendent : Elisabeth Bisbrouck, de la Fondation Jérôme lejeune (c’est elle aussi qui vient régulièrement à l’école pour donner des conseils aux maîtresses de Grégoire), Marie-Claude, la maman de Béatrice, Corentin, un cousin, Gilles, le frère d’Emmanuel, qui ont fait pas mal de kms (en voiture ou en train) pour être là. Il y a aussi une religieuse avec une amie, et une dame, qui avaient vu l’annonce du RdV dans l’article du “Pélerin Magazine”, paru le matin même.

…D ‘ailleurs si vous voulez plus de photos et de commentaires,cliquez sur www.pelerin.info l’article est très bien fait ! Vous y verrez une journée type. ll sufit de cliquer sur le reportage qui défile en page d’accueil.

Pas foule donc, mais on aurait été surpris de plus de monde : le peu d’amis parisiens que nous avons sont tous partis en vacances. C’est virtuellement, sur le blog que nous aurons été le plus suivis ! Quelques passants s’arrêtent, on leur donne un flyer, ils ouvrent de grands yeux ou entament le dialogue… certains reconnaissent le logo de la Fondation…

Après une petite prière d’action de grâce dans la cathédrâle, au milieu d’une foule impressionnante de touristes, nous nous installons dans un coin ombragé pour un ultime pique-nique, avant de faire route pour la Fondation. Céleste laisse volontier son vélo à son cousin Corentin (qui ose dire aux passants : ”on” a fait plus de 400 kms !) et prend sa place dans la voiture de sa grand-mère.

Quelques coups de pédale plus tard, nous arrivons à la Fondation Jérôme Lejeune. Une dizaine de personne nous accueillent à coup de “Bravo !” dans la cour de cet ancien bâtiment militaire (les 30 autres salariés sont en vacances !), avec  leur tête Thierry de La Villejégu, directeur de la Fondation. Madame Lejeune, épouse de Jérôme (décédé en 1994) est encore en vacances au Danemark, nous la rencontrerons une autre fois…

AU COMPTEUR A L’ARRIVEE A LA FONDATION : 430 KMS

Grégoire se précipite sur le buffet… pour lui, ces 15 jours n’auront pas été synonymes de régime ! C’est pour ça aussi qu’il aime bien voir des amis ! Tout à coup Grégoire fait uen découverte, il montre un panneau : “Regarde Maman ! C’est écrit Fondation Jérôme Lejeune !”. Autour de nos vélos, les commentaires vont bon train. Cela donne à certains des idées : pourquoi pas un séminaire “incentive” Paris-Douai en vélo pour le personnel de la Fondation ? En attendant, c’est Thierry de La Villejégu qui essaie le “vélo à trois roue” avec Grégoire. Ce dernier donne tout ce qu’il a dans les jambes, et fait faire un tour de cour à l’équipage en pédalant seul : Grégoire, avec sa trisomie, poussant le directeur de la Fondation : n’est-ce pas le symbole qui accompagne les paroles que nous avons reçues à notre arrivée :

 ”vous avez fait un très beau cadeau à la Fondation, votre initative nous donne de l’espoir et nous encourage à continuer de plus belle nos actions de recherche et d’information !”

Visite de la Fondation, consultation médicale pour Grégoire (ça s’appelle “faire d’une pierre deux coups” !), qui est en bonne santé comme d’habitude, même si frères et soeur on pitié en l’entendant hurler depuis la salle d’attente : c’est l’inévitable prise de sang !

Nous saluons nos hôtes de la Fondation, la famille qui s’est déplacée et repartons avec nos vélos… Mission accomplie ! C’est donc “en famille” et rien que pour nous, que nous vivrons les 24 heures qu’il nous reste sur Paris. Paris by night, Paris-plage, La vilette ou les Tuileries… il ne fallait surtout pas oublier la Tour Eiffel, dont Grégoire nous parle depuis des mois (voire des années). On n’y montera pas à son grand regret : “Tu as raison, Grégoire, il y a un assensceur, mais il y a aussi une queue monstrueuse !” Mais nous vivons un moment magique où nous savons que dans sa “petite” tête, la réalité rejoint le rêve !

L’aventure se termine vraiment le vendredi soir, quand Laurent et Anne-Dominique viennent nous chercher avec leur camionette et leur remorque. Chargement à 11h30 : il y a encore plein de monde dans les rues pour se retourner sur ce “drôle de manège”. Direction Douai où nous arrivons cers 2h30, après avoir discuté ou roupillé… nous sommes vraiment touchés par ces amis qui à cause de nous vont être “vaseux” une bonne partie de leur W.E.

Et maintenant, l’aventure continue, pour nous comme pour vous, puisqu’il s’agit de l’aventure quotidienne !

MERCI à ceux qui ont pédalé avec nous :

Philippe, Louis et Thomas , Cécile et Clémence, Frédérique, Elisabeth et Barthélémy, Bruno, Rosemary et Virginie, Hervé, Adrien et Lucie, Alain et Francine, Sabine, Anatole, Félicien et Emile, Franz et… Corentin !

BILAN DU VOYAGE :

430 kms. 16 jours. 12 étapes.

6 nuits sous tente, 9 sous un toit, dont 7  sur des lits pour presque tous.

10 repas partagés, 3 restos.

6 visites culturelles, 2 piscines.

3 jours de pluie, pas de grosse chaleur.

8 petites lessives.

1 crevaison, 2 pneus neufs, de multiples réglales de freins, dérailleurs et positionnement des sacoches.

3 chutes sans gravité, pas mal d’égratignures, de courbatures et de maux de fesses… mais pas de blessé grave : les 34 points de suture de Matthias, c’était une blague de Félix, visiblement… certains ont mordu à l’hameçon !!

Allez, bon vent ! Et encore un IMMENSE MERCI pour tous vos messages d’encouragement sur le blog !


   août 18

Mercredi 18 aout

RV JEUDI a 12h00 sur le parvis de Notre Dame. Puis pique-nique, puis RV a 14h00 a la fondation LEJEUNE rue des volontaires.

C’est l’emerveillement chez Blandine, Frantz et… Antoine (4 semaines). Nous sommes gagas devant ce nouveau petit bout de chou. Ses petits petons, sa grande bouche quand il baille, ses petits cris, sa peau toute rose et, grande nouveaute, ses yeux qui nous suivent quand nous bougeons la tete. Gregoire n’aime pas quand les enfants pleurent et lance gentillement (si, si) a Antoine qui chouine : “arrete tes conneries !”. Il va falloir resserer les boulons avant la rentree…

Au fait, c’est un peu galere ce soir pour taper car nous sommes dans un cyber (animal en voie de disparition par “ces coups de temps la” comme on dit en Bourgogne) qui a des claviers un peu bizarres, donc pas d’accent entres autres…

Mais revenons a Louvres, ou nous etions ce matin.  Nos hotes recoivent sans hesitation nos plus vifs remerciements pour leur accueil chaleureux. Et d’une, parce qu’ils ont du gerer ET Antoine ET 7 gugus en goguette… et de deux, parce que nous rapprochant de Paris, l’habitat est de plus en plus compact et de moins en moins compatible avec 7 randonneurs plus tres frais… nous tassons 7+3 velos dans le garage et 5 dormeurs dans le salon, le tout dans une ambiance tres conviviale !

Au moment du depart, deux jeunes ” blacks” tres sympas passent devant la maison, dont un avec un velo et une roue degonflee. Je lui propose ma pompe a velo mais sa chambre a air finit par crever ! Nous lui fournissons une chambre a air neuve et… un flyer de notre projet. Les deux jeunes nous remercient au moins 10 fois, tout surpris de cette aubaine !

Franz nous accompagne sur les 10 premiers kilometres; c’est tres precieux, car il n’est pas facile d’eviter a la fois l’A1, la francilienne, Roissy, Le Bourget et les champs… Un airbus A380 nous survole majestueusement puis nous atteignons Gonesse sans probleme. Il faut juste reapprendre aux enfants a retendre le bras quand on tourne, ce qui permet aux 38 tonnes notamment, d’anticiper notre petite caravane de 8 engins un peu speciaux. Une seule petit frayeur, Beatrice devant piler devant une voiture indelicate sur un rond point.

Peu apres le 400eme km, nous faisons halte au Quick et degustons pendant que les “petits” dont Felix et Basile s’eclatent dans les jeux.

Nous decouvrons sur la route nous rapprochant de Paris, le beau parc de la Courneuve. Tres grand, tres bien amenage. Nous le traversons puis atteignons la Courneuve Ville. Nous faisons un petit detour par les HLM ou nous distribuons quelques flyers. Tous les bonjours et sourires sont spontanes. Un seul jeune me demande pouquoi je lui dit “bonjour, comment ca va ?”, c’est vrai que ce n’est peut-etre plus habituel ?!

A chaque arret, Gregoire demande aux passants ou automobilistes ou est la piscine. Il garde en effet un excellent souvenir de la picine de l’Isle Adam. Surprise, a la Courneuve, un homme en scooter lui repond tres serieusement. Je le remercie sincerement (!)

L’urbanisation est de plus en plus dense. Nous ateignons le canal de l’Ourcq. Nous discutons un petit momemt avec 2 policiers a pied (armes comme ‘tombe raider’-la heros du celebre jeu- comme le remarque Bea). A 2 metres derriere ces deux flics, 2 jeunes allonges sous une voiture, au fond d’une impasse, changent la boite de vitesse d’une Fiat Uno. “Mais non, pas la boite de vitesse, l’embrayage !” lance le “chef” a son second ! Pas de photo de cet episode malheureusement.

Nous longeons le canal de l’Ourcq jusqu’au panneau Paris. L’instant est savoureux. Dans Paris intra muros toutes les pistes ciclables sont tops. Bravo a leurs concepteurs. Aucune ville traversee ne rivalisent a ce jour ! Nous nous sentons en securite malgre un trafic assez dense.

Nous traversons le parc de la Vilette puis suivons une peniche en plein coeur de Paris, c’est magique.

Les enfants decouvrent l’ile Saint Louis en se rendant compte qu’il y a deux ponts a la suite. Nous remontons le boulevard Saint Michel avant d’ateindre, a 17h00,  la rue Monge dans le 5eme. Merci a la famille Veillard et particulierement a Cecile pour cette auberge de luxe inesperee. “Grand” appartement de 2 pièces, refait à neuf. les enfants découvrent avec joie qu’il y a une télé !

Au compteur : 428 kms.


   août 17

Mardi 17 août

Nous nous levons tranquillement, ayant compris depuis longtemps que nous ne partirons jamais très tôt. Nous faisons nos adieux à la famille Bernet, mais pas sur le pas de leur porte, car Sabine, Anatole, Félicien et Emile nous accompagnent sur 6 kms. Nous apprécions grandement ce geste d’amitié, d’autant plus que nous avons bien compris que les 3 garçons ne sont pas des passionnés de vélo. Merci et bravo !

Depuis plusieurs jours, Félix tanne sa mère pour qu’elle essaie de tirer la chariote. Je m’exécute dans une longue montée (sinon, c’est trop facile !). Après 16 ans d’une éducation sans pitié, Félix jubile de voir sa mère souffrir. Au bout de quelques minutes, ayant jugé que le fiston avait assouvi une dose suffisante de sadisme, je lui rends sa chariote… mais n’en reste que plus admirative des capacités physiques de mes garçons !! … j’aurai mal aux cuisses pour le restant de la journée !

Pour la pause pique-nique, nous trouvons un Leader Price. Les enfants ont “la dalle” et ne veulent pas aller plus loin pour manger. C’est vrai qu’on risque aussi d’avoir du mal à trouver un endroit abrité, donc on se pose dans ce coin on ne peut moins romantique.

La pluie nous accompagne aussi. On s’y habituerait presque. Nous roulons en forêt sur quelques kms. La forêt c’est joli, mais parfois la balade se transforme en raid : chemins étroits, gadoue, ravines, orties, ronces, humidité, on s’attendrait presque à voir des migales, des singes hurleurs ou une horde d’indiens Navajo. On échangerait bien parfois les charmes de la nature contre une bonne route au milieu d’une zone industrielle.

On retrouve la route, plus tard que prévu car… le topographe du jour nous a fait faire un petit détour.

On reprend le pédalage : droite, gauche, droite, gauche, droite, gauche… parfois une remarque fuse : “Dire que j’ai des copains qui sont sur des plages à l’autre bout du monde” lance Félix. Matthias ajoute “C’est Papa qui disait que c’est pas un exploit sportif ?”.

Basile, motivé comme toujours, est souvent devant depuis Douai. On le calme et lui déconseille de tracter la chariotte : il a souvent mal au dos et tirer un poids plus lourd que lui n’est pas forcément une bonne idée. Céleste chante pour se donner du courage. Grégoire se balade tranquillement, il a remarqué que même s’il pédale à l’envers, ça continue en avant…

On entend des avions, bientôt Roissy. Soudain : émotion ! On voit enfin la tour Eiffel !

Encore quelques kms et nous arrivons chez Blandine, une nièce d’Emmanuel, et Franz. Nous faisons connaissance avec Antoine, le petit cousin qui fête ses 4 semaines aujourd’hui. Les enfants sont très calmes. Fatigue ou éducation exemplaire ?


   août 17

Lundi 16 août

Troisième et dernière journée pause !

Sabine avait prévu de nous faire visiter plen de belles choses dans l’Ile Adam, mais le temps n’est pas d’accord et la pluie continue. Nous nous rabatons donc sur : grasse matinée, papotages, lessives, jeux de sociétés et piscine municipale… une vraie pause, dans la joie des retrouvailles !

Au compteur aujourd’hui (pour aller à la piscine) : 4 kms

Total : 359 kms


   août 15

Dimanche 15 août

-Nous vous invitons a consulter la totalité de nos photos prises pendant le voyage en cliquant a droite sur “Album Photos”

-Pour ceux qui sont disponibles le Jeudi 18 à Paris, RDV à la cathédrale Notre Dame à 12h00. Pique Nique partagé puis déplacement à la fondation Jérôme Lejeune Vers 14h00.

(Journée par Félix)

Nous nous réveillons vers 10h00 pour prendre un petit déjeuner savoureux. Dehors, c’est malheureusement une petite pluie qui ne nous réjouit pas vraiment, mais cela fait partie de l’aventure. Nous partons à la messe à 4 km de là, accompagnés de nos hôtes, Alain et Francine, qui sont ravis de nous accompagner en vélo…et pas seulement parce que leur voiture ne démarre plus !

C’est le prêtre qui était venu la veille chez nos hôtes pour le repas qui célèbre la messe. A la fin, nous donnons notre petit témoignage au paroissiens, avec une petite interventions de Grégoire : “Bonjour, je m’appelle Grégoire, j’ai 8 ans, cet été  je vais à Paris en vélo avec toute ma famille : Maman, Papa, Félix, Matthias…”. Nous distribuons des flyers à la sortie et quelques uns nous laissent des encouragements dans le livre d’or.

(Grégoire distribue fièrement ses petits papiers en disant “Paris en vélo!”)

Notre livre d’or se remplit de plein de bon souvenirs… et  il reste plus de 600 flyers à distribuer !

Emmanuel part ensuite acheter un pique-nique au marché. A cause de la pluie nous mangeons sous la parvis de l’église avec Alain et Francine qui repartent avec nous pour encore quelques kms.

Nous les quittons un peu plus tard, toujours un peu sous la pluie mais les kms restants ne sont plus trop nombreux : environ 15.

Notre premier gros accident arrive, Matthias s’ouvre sur les plateaux du vélo de Basile : 3 grosses entailles de 8 cm de long et environ 7mm de profondeur, il y a du sang partout, une vrai boucherie. Nous arrêtons d’urgence une voitures et il part à l’hopital pour ses 34 points de sutures.

trêve de plaisanterie, c’était juste une petite égratignure… ;)

La petite pluie continue, l’equipe des ponchman et ponchowomen et là !

Notre chemin se terminent sur des routes assez banales et malheureusement assez passantes. le paysage a changé : nous arrivons dans des zones plus denses, et cela devient parfois un casse-tête de trouver des routes agréables. Depuis le début, notre itinéraire se décide souvent le matin même, aidés par nos hôtes qui connaissent bien leur coin. Nous sommes contents d’arriver à L’Isle Adam où une dernière côte nous achève pour la journée:

Chez Sabine et Bruno c’est un accueil chaleureux qui nous attend. Grégoire est content car il a droit à un bon bain chaud. Il ne se plaint jamais, mais il était trempé et grelottait. Il trouve de nombreux jouets pour s’occuper. Sabine et Bruno sont des amis de longue date, que nous n’avions pas vu… depuis 9 ans ! Les parents ont donc pas mal de chose à se raconter, pendant que les enfants s’apprivoisent. Vu la pluie qui tombe… nous nous serrons dans la maison pour la  nuit.

Au compteur aujourd’hui : 34 kms. Total :  355 Kms.